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Interruption volontaire de grossesse (IVG) : la voie médicamenteuse ?

Publié par : B F le : mai 21, 2009

IVG - Le planning familial pourra délivrer la pilule abortive

IVG - Le planning familial pourra délivrer la pilule abortive

La pratique de l”interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse est désormais autorisée pour les centres de planification et centres de santé. Après le texte de loi voté au début de l’an dernier, le décret d’application a mis 18 mois pour être publié. C’est aujourd’hui chose faite !

Pilule abortive

Pilule abortive

42% des IVG sont des “pilules abortives”

Cette disposition “contribuera à réduire les difficultés rencontrées par les femmes souhaitant interrompre leur grossesse” car “les centres de planification  constituent des structures particulièrement accessibles et connues des femmes les plus vulnérables” (femmes en difficulté et jeunes filles), souligne l’exposé des motifs de l’article voté. Les députés de l’opposition (PS, PCF et Verts) se sont félicités de cette  mesure. La ministre de la santé, Roselyne Bachelot a annoncé que le forfait de  l’IVG chirurgicale non revalorisé depuis 2004 sera relevé au 1er mars 2008. 42 % des IVG pratiquées en France sont des IVG médicamenteuses (environ 90  000 actes) et seules, 16% d’entre elles (15 000) ont été pratiquées par des médecins de ville en 2006, selon cet exposé. 

Le Planning Familial peut donc désormais pratiquer des IVG par voie médicamenteuse, acte jusqu’à lors réservé aux médecins de ville conventionnés avec un établissement de santé et dans les hôpitaux. Elles représentent 42 % des IVG actuellement réalisées dans le pays. Ce décret permet aussi et surtout un accompagnement par la proximité. Le Planning Familial est en effet souvent le premier interlocuteur, anonyme, en cas de doutes et d’interrogation sur les relations sexuelles et ses conséquences. Il procure donc un suivi rapproché aux personnes qui y ont recours. Désormais le Planning pourra donc également assurer le même type de suivi personnalisé en cas d’IVG médicamenteuse, ce qui permettra d’améliorer la qualité du vécu de cette dernière.

Il s’agit d’une “avancée” saluée le Planning Familial, mais celui-ci restera cependant attentif sur certains points importants : il faut que cette décision ne se fasse pas au détriment de l’autre possibilité d’IVG, instrumentale par aspiration en milieu hospitalier. La volonté d’économies dans le système hospitalier ne doit effectivement pas entraver le choix entre 2 possibilités d’IVG qu’ont les femmes. Le Planning veillera également à ce que l’ensemble des associations membre des centres de planification et des centres de santé puissent être conventionnées. Ce sont en effet les conseils généraux qui peuvent établir des conventions avec un centre de planifications, sans aucune obligation. Par ailleurs la polémique du début d’année concernant les subventions, retirées puis finalement maintenues, aux centres de planification et de santé a créé des tensions entre les ministères compétant et ces centres. Il faut donc souhaiter que ce maintien d’un financement pérenne et la publication de ce décret soient des signes d’une vraie reconnaissance du rôle majeur de ces plannings dans la société française d’aujourd’hui.

Source : Communiqué de presse du Planning Familial, mai 2009

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